mardi 26 février 2013

Pourquoi facebook est décevant ?

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Pourquoi facebook est décevant pour l'utilisateur lambda, mais aussi les producteurs de contenu et développeurs ?
Selon ZDnet 61% d’utilisateurs américains de Facebook déclarent avoir déjà fait une coupure de plusieurs semaines avec le réseau social. Pas de rupture totale, mais une fatigue avec 27% prévoyant en 2013 de passer moins de temps sur Facebook (42% pour les 18/29 ans).

Je tente ici de décrypter plusieurs articles de la presse américaine et diverses expériences d'utilisateurs, tout en analysant méticuleusement ce réseau social avec mon œil d'ancien testeur de logiciels dans la presse informatique, mais aussi de professionnel de la production digitale, ayant réalisé plusieurs pages officielles de grands annonceurs.

On ne peut pas dire que l'ergonomie de facebook soit particulièrement efficace, avec des énormités comme l'accès à vos  vidéos dans un sous-dossier de vos photos, et ce même répertoire vidéo invisible à partir d'un iPhone. Un objet aussi simple qu'une vidéo est géré de la manière la plus lamentable possible, en pleine explosion de la génération youtube.

Le logiciel de discussion Chat de facebook est asynchrone et capricieux. Il fait son job mais ne correspond pas à une expérience inoubliable, si on fait abstraction de l'intégration de la vidéo conférence via Skype.

Malgré la fortune dont dispose facebook, il semble encore possible qu'un script vraisemblablement lié aux publicités puisse planter et bloquer votre navigateur, et que personne ne corrige ce bug pendant de longs mois. C'est incroyable vu les millions de personnes concernées de manière quotidienne.

Pour aller droit au but concernant la qualité médiocre de développement chez facebook, le bouton Partager, qui est tout de même au cœur du concept, est visiblement plein de bugs. En lisant une vidéo facebook, il n'est pas possible de la partager en insérant un texte, ou encore de modifier ce texte dans un autre contexte. Votre ordinateur va émettre un bip comme si le fait de partager était interdit !

Le bouton "like" est utilisé sans réelle approche qualitative, chacun ayant l'espoir secret de battre les records, un peu comme le nombre de vues sur youtube qui excite toutes les convoitises virales. La plupart des pages commerciales exigent de force un "like", ce qui ne fait que retirer le caractère spontané de cette fonctionnalité.
 
Le moteur de recherche facebook ne permet pas de retrouver ses propres données, ne serait-ce par leur titre (une note, une vidéo etc). Quand on est à la tête d'un gros volume de contenu, l'administration, la suppression ou la réorganisation de ces données est une corvée infernale.

Les publicités se font de plus en plus présentes, intrusives dans le fil d'actualité et vulgaires. Pourquoi devrait-on "choper une couguar", "devenir un cartoon" quand on a un profil neutre, et pourquoi ce type de pub très basique se mélange avec des annonceurs premium comme Renault ou Samsung.

Il y a aussi ces invitations incessantes à des événements à l'autre bout du monde ou à des applications inutiles, qui mériteraient des fonctions interdisant la notion d'invitation, quand on a la profonde envie de ne pas être dérangé.

Les développeurs de facebook se droguent-ils ? Il y a un mécanisme tellement surréaliste que je pose la question au premier degré. Et c'est un cas d'école comme gaffe en terme de relation client : 
- étape 1 : facebook vous suggère des amis
- étape 2 : vous ajoutez ces amis à la suggestion de facebook
- étape 3 : facebook vous considère comme spammeur et vous sermone
- étape 4 : vous êtes privé d'amis pendant n jours.

Comment peut-on permettre à des amis de vous inscrire à un groupe contre votre gré ? Si jamais ce groupe a un contenu discutable, et que vous ne vous en rendez même pas compte, vous êtes associé, avec votre e-reputation, à quelque chose de préjudiciable.

Concernant la bénéfice apporté par les applications facebook, on ne constate pas de grosse révolution. La futilité et le ludique l'emportent largement. Il n'y a pas d'application de co-voiturage ou encore d'application liée à la recherche d'emploi, au recyclage, à la réduction carbone, ou à l'économie locale. Ce qui indirectement signifie que facebook est loin de la réalité et du quotidien de ses utilisateurs.

Il y a aussi ces changements de règles incessants qui recèlent à chaque fois des clauses abusives pour la législation locale, une atteinte à la vie privée ou tout simplement une violation évidente de la propriété intellectuelle. Dans sa relation client, facebook commence à trainer des casseroles de plus en plus grosses.

Du point de vue des développeurs, facebook a expérimenté un langage propre, qui en fin de compte semble à l'abandon. La plupart des projets facebook consistent à créer une iframe intégrant un site externe et utilisant quelques interfaces standard (API) pour s'intégrer au réseau social. Facebook impose des changements de règles et de méthodologie de manière unilatérale, si bien que les développeurs ont à peine le temps de décliner leur savoir faire en applications qu'elle sont à mettre jour ou bien à recommencer.

Facebook souffrirait selon moi d'un syndrome bien connu chez les startups. Le syndrome de l'enfant gâté. Il y a ce sentiment d'être le roi du pétrole et de ne pas avoir la pression pour améliorer la qualité vu que l'argent coule à flot, un argent qui vient aussi du peuple Américain, vu les étonnants avantages fiscaux dont cette firme a bénéficié.

La seule pression que l'on perçoit c'est de générer des revenus, avec une montée en puissance de la pub, mais une pub très cheap. Graph search, cette recherche visuelle et intuitive que l'on tente de nous vendre, va faire de facebook un annuaire commerciale de restaurants et de boutiques, avant même d'avoir créé une dynamique ou rendu un service dans votre propre réseau.

Facebook n'est pas un réseau pour tout public et encore moins un réseau familial, c'est à dire pour enfants. Je n'ai pas de légitimité pour débattre si les pré-adolescents ou adolescents y ont leur place, mais facebook est au dessus des lois, et en particulier des lois françaises. Quelque soit le problème pouvant frapper un utilisateur en situation de faiblesse, porter atteinte à son droit à l'image, à sa vie privée ou à sa e-reputation, facebook va se dédouaner et coopérer avec mollesse et lenteur, comme le fait Google par ailleurs. Donc quand facebook communique des images de jeune couple avec enfants rassemblés devant facebook, c'est à double tranchant.

La vie est faite d'aiguillages. A un moment facebook avait ce coté minimaliste, générique, passe partout pour rassembler un cercle d'amis, de collège, rapprocher les gens distants, et même rapprocher les peuples en facilitant le partage. Facebook avait aussi la possibilité d'être un nouveau système d'exploitation en ligne, pour des applications utiles, à titre personnel ou professionnel.
Mais à force d'erreurs et de négligences, facebook est en train de perdre son charisme, comme si son introduction en bourse était un nouveau pacte avec le diable du business. Et que ce soit en tant qu'utilisateur, producteur de contenus, ou spécialise du social media, le potentiel qualitatif de ce réseau devient incertain. Et s'il y a eu un engouement de masse pour facebook, il se peut qu'il y ait une lassitude de masse.

Enfin, du point de vue strictement social, facebook pose une question. Quelle est la conversation possible sur ce réseau ? Au delà d'une blague, d'un message narcissique, d'une humeur, d'une indignation x ou y, quelle conversation allez vous entretenir sur ce réseau ? Et en quoi cette conversation est unique, c'est à dire, uniquement possible sur facebook ? Un étude a montré que si la conversation existe dans facebook, elle est courte et superficielle la plupart du temps.




dimanche 24 février 2013

Comment Squarespace révolutionne le web


Squarespace, made in NY.

Squarespace est un concept unique pour créer un site internet, une communauté ou une boutique. Développé à NY par une team enthousiaste et radicale dans l'approche qualité, cet outil monte en puissance, avec 1,8 millions de sites en ligne. Cela fait plusieurs années que je connais cette solution de type SaaS (Software as a service). Dès le début, j'avais le sentiment qu'il s'agissait d'un concept révolutionnaire. Et ce concept tient plus que jamais la route.

Pourquoi ?
A titre professionnel ou personnel, j'ai été constamment amené à rechercher des plateformes de blog, en marque blanche ou non. La plupart étaient hors de prix ou absolument pas sécurisées, ou demandaient un tel effort de customisation que tout projet de blog participatif ou de communauté autour d'une marque semblait laborieux. Quand j'entends que Wordpress est facile à installer, j'ai tendance à devenir pâle. Et ne parlons pas de la maintenance, de la sécurité ou de rendre un site Wordpress agréable. Squarespace a au bas mot 20 ans d'avance sur ce type de plateforme.

La puissance de Squarespace est d'abord son agressivité économique. Pour 10 US dollars par mois, vous avez :
- 20 Pages, Galleries et Blogs
- 500 Go de bande passante
- 2 Go de stockage
- 2 utilisateurs possibles
- Site compatible mobile
- Prise en charge du domaine
- 24/7 Support technique

Cela parait tout simple et par forcément brillant, mais avec Squarespace, vous n'avez plus qu'un seul guichet pour tout gérer, de A à Z, dans un environnement intuitif et user friendly. Et tout ce qui est généré, est impeccablement indexé et codé, ce qui est loin d'être gagné en recourant à des professionnels.  Squarespace se charge des bonnes pratiques, de l'exploit technique, et laisse à son utilisateur la partie contenu et conception.

 Une génération de code multi-devices

Ensuite, vient le coeur de métier de ce fabuleux outil. Du point de vue du créateur de site, la création d'une arborescence, l'ajout de fonctionnalités sociales, l'intégration de contenus texte, image ou de données externe se fait sans la moindre programmation. Même si le code HTML et les CSS sont accessible et modifiable à tout moment par un intégrateur ou un développeur, il n'y a aucun besoin d'y toucher, car tout se fait par drag and drop, de manière intuitive. Idem pour l'ajout d'un lot d'images, il est possible d'uploader des dizaines de fichiers dans un seul zip.

Edition en temps réel et Wysiwyg des styles.

La partie la plus impressionnante est la modification de la maquette Wysiwyg en temps réel, grâce à un ingénieux système vous présentant le résultat immédiat d'une nouvelle police de caractère, d'une couleur, d'une dimension, etc. Cette manière de travailler permet aux directeurs artistiques de caler une maquette directement dans le site, ou au spécialiste de l'intégration de travailler aussi bien en mode visuel qu'en codage pur et dur. Voilà pour les basiques.

Squarespace permet de développer des formulaires sophistiqués, et dans son package le plus avancé (30 dollards par mois) contient une fonctionnalité e-commerce, avec toutes les fonctionnalités pour monter une communauté (gestion adhésion, modération etc). Les metrics sont gérées avec brio, et les représentations graphiques sont sublimes pour analyser la vie du site web. Deux points clés pour terminer le tour rapide, Squarespace a un support qui répond rapidement par mail (en Anglais certes) et a une approche sécurité/antispam/niveau de service hyper rassurante.

Parties administration et statistiques ultra-puissantes.

Alors je me demande ce que va devenir l'approche classique du web business... pour 30 dollars par mois, avoir autant de puissance et de simplicité, ça risque de faire grincer des dents les prestataires habituels. Car ce n'est pas seulement tirer les prix au plus bas, c'est l'avance technologique de Squarespace et son adéquation parfaite avec un besoin de produire du contenu web sans perdre de temps sur des aspects techniques à faible valeur ajoutée.  A l'époque du brand content, du conversationnel, et de la nécessité d'être multidevice, Squarespace peut faire son trou.

Le seul point qui pourrait marquer une nouvelle étape dans le développement international de Squarespace, est la disponibilité de l'outil dans différences langues. L'outil de création et d'administration est actuellement en Anglais, idem pour support, même si on peut aisément implémenter des sites multilingues et gérer tout type de caractère. Ces petites lacunes sont encore un frein pour son acceptation dans toutes les sphères.

samedi 23 février 2013

Les 10 tendances clés d’une expérience digitale réussie

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-       authenticité du discours et du concept 
-       lien fort avec la réalité vécue
-       incitation à la créativité personnelle et au retour d’expérience
-       incitation à des pratiques responsables et citoyennes
-       incitation au jeu
-       incitation à la conversation
-       association à un changement de société
-       mise à disposition d’une plateforme d’échange thématique
-       faciliter les mises en relations
-       mettre en commun les connaissances

Les 30 erreurs à éviter dans une production digitale

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  1. Ne pas avoir de réflexion stratégique 
  2. Ne pas avoir de création originale, à la faisabilité vérifiée
  3. Commencer le projet avec une semi validation de la part du client
  4. Ne pas prévoir les temps de validation
  5. Ne pas établir un planning réaliste
  6. Ne pas mettre à jour le planning
  7. Ne pas faire de compte-rendu de réunions
  8. Ne pas faire de story boards détaillés
  9. Ne pas créer une maquette adaptée aux devices
  10. Ne pas décliner toutes les étapes de l’interface
  11. Ne pas déterminer avec précisions les effets ergonomiques
  12. Négliger les contenus textes de l’interface
  13. Changer la création ou le fonctionnel en cours de développement
  14. Demander des métrics au dernier moment
  15. Confier trop de contenus à des plateformes externes
  16. Changer les dates clés sans consulter toutes les compétences.
  17. Ne pas tester toutes les étapes et la bonne réception d’emails
  18. Ne pas créer une validation ultime client/créatif/technique
  19. Rompre le processus de communication projet
  20. Malmener les ressources impliquées en production
  21. Négliger le juridique et le réglementaire
  22. Négliger les pages 404 ou le dispositif de secours 
  23. Négliger la sécurité et la capacité de montée en charge
  24. Ne pas tester la réalisation auprès d'utilisateurs  
  25. Négliger le SEO et l'architecture des contenus
  26. Négliger la promotion et les RP
  27. Ne pas documenter le code et le guide d’administration
  28. Confier le community management à une personne trop junior
  29. Ne pas débriefer des projets 
  30. Ne pas apprendre de ses erreurs