mercredi 13 mars 2013

Les 20 choses qu’un développeur déteste

DSC_0481

Les développeurs sont souvent mal compris ou méprisés en dehors de leur propre sphère. Les DRH ne savent pas quoi en faire ou comment les évaluer. Le middle management fait ce qu'il peut, le directeur technique ou le chef de projet technique étant leurs seuls alliés théoriques, face à d'autres interlocuteurs opérationnels plus antipathiques. C'est d'autant plus dommage que la plupart des opérations digitales ou social média nécessitent un concept créatif puissant, mais aussi un exploit technique et donc une association en amont des experts, pour obtenir une réelle innovation. 
Mais qui sont-ils ? Chaque langage de programmation détermine des ethnies et des sensibilités particulières. Mais je parlerai ici des tribus Flash, PHP, Javascript et HTML 5. Une chose est sûre. Ils sont des intellectuels silencieux, certes, mais aussi des créatures allergiques à l'absurde, chose qui arrive aux meilleurs d'entre nous.
Alors, tentons de définir qui est ce développeur par les choses qu'il déteste :
-       on lui parle de choses qui ne le concernent pas en réunion
-    on lui demande d'expliquer les basiques du digital
-       on refuse de l’écouter sur son expertise au moment de la conception
-       on ne lui communique pas les caractéristiques de l'hébergeur
-       on lui donne des ordres contradictoires de sources diverses
-       on lui donne un brief incomplet
-    on le déconcentre par des questions incessantes en plein rush
-       on lui demande de compenser une lacune créative
-    on lui demande de faire de l'intégration ou du web design
-    on ne lui donne aucune spécification technique détaillée
-       on modifie les fonctionnalités et la création en pleine production
-    on modifie son code ou on lui demande de modifier le code d'un autre
-       on spécule sur sa disponibilité 24/7 sans reconnaissance ou compensation
-       on le laisse seul face à une urgence
-       on ne l’associe jamais au succès d’une opération
-    on avance le planning de plusieurs jours sans lui dire
-    on lui demande de retoucher un vieux projet sans historique ou documentation
-    on lui confie des prestataires offshore médiocres en le laissant tout corriger 
-    on le laisse seul responsable des tests et de la recette
-       on ne l’envoie jamais en formation ou dans une conférence intéressante
 

mercredi 6 mars 2013

Dans le brouillard du digital et du social media

DSC_0378 

Le brouillard dont il est question, c'est la froideur de l'économie, la réduction des perspectives, la baisse du moral des troupes, confrontés à la braise, à l'hystérie collective, à l'engouement pour le digital et le social media : tout le monde veut en faire, tout le monde prétend savoir en faire, tout le monde est expert.
Il y a également ce sentiment de brouillard dans la difficulté d'exprimer une méthode absolue valable pour toute entreprise. La plupart des statistiques et repères sont très vagues ou trop californiens, et donc d'une certaine manière, tout est à refaire, tout est possible, tout vous appartient... Sauf si cela appartient déjà à Facebook, Google, Twitter et quelques autres prédateurs ayant confisqué toute diversité.
Enfin, dans le brouillard, il y a cette notion de mutation et d'incertitude. Qu'allons-nous devenir ? Allons-nous survivre ? Comment lutter ?
Le print, la télévision et la radio sont forcément influencés par le digital et le social media, nouveaux eldorados en terme d'audience et de potentiel business, mais surtout eldorados de la branchitude. Or, dans ce nouveau territoire d'expression, les bonnes vieilles méthodes de l'audiovisuel vont-elles fonctionner ? Toute une chaîne de prestataires sont remis en question et se sentent obligés de montrer leur volonté de s'adapter. Il y a des mutations spontanées, une multiplication des petits pains sous forme d'agences digitales expertes. Mais le propre du digital et du social media, c'est d'avoir tendance à supprimer les intermédiaires. Et dans le Darwinisme, ce sont les plus adaptés et par extension, les plus compétents qui survivent.

Enigme
La grande énigme est selon moi : en quoi le digital peut changer les choses, accompagner un changement global de société, à une amélioration radicale d'une qualité de service, à une remise en valeur du bon sens ou à une réhabilitation du vivre ensemble. En quoi le digital est une mutation profonde permettant de tourner la page d'un certain modèle qui ne fonctionne plus. En quoi le digital peut créer un dynamisme socio-économique, une agilité saine et durable. Car, sans se poser cette question, le digital serait une déviance comme une autre, déviance de masse, gigantesque territoire d'expérimentation, certes, de business juteux pour quelques rentiers bien placés, mais essentiellement de stagnation, dans le sens que rien ne changera vraiment, si ce n'est pour empirer. Ce ne serait qu'un prolongement de ce qu'est la télévision, une machine à abrutir pour consommer plus. Une machine à aggraver la virtualisation de notre économie, et sa volatilité.

Faciliter les facilitateurs
En dehors de toute sensibilité politique, en quoi un gouvernement peut créer les conditions d'une vraie croissance digitale, ou en tous cas faciliter ce que je nommerais le Digital Durable, et le Social Media Durable. L'équipement en haut débit ou en très haut débit est un peu hors sujet, car ce n'est pas de vitesse qu'il s'agit. Si les marques deviennent des facilitateurs d'expériences cool, en quoi l'état peut distinguer, encourager et récompenser les initiatives et applications responsables, que ce soit au titre de l'économie d'énergie, de l'économie locale, de la réduction carbone, de la création d'emploi, du bénévolat etc.
Un autre point, dans l'intervention de l’État, c'est sa capacité de répondre au non-droit. Le non-droit c'est les règles imposées de force par des acteurs mondiaux portant atteinte aux personnes ou aux entreprises, la banalisation de solutions favorisant toujours plus d'économie clandestine, l'importation illégale ou l'évasion fiscale. Comment l’État peut poser des limites ? L'exemple de la Chine et de sa grande muraille électronique est très bien exposé ici, et sans tomber dans leurs excès, c'est une source d'inspiration. http://www.techinasia.com/great-firewall-china-works-infographic/ Pas besoin d'être docteur en mathématique pour imaginer le préjudice de Google, eBay, Paypal en terme d'argent évaporé du système. Et par conséquent, le levier d'une coupure totale pour que ces sociétés changent de ton sur notre territoire.
Dans un autre registre, il faudra un jour mettre un terme à une exploitation toujours plus anarchique des données personnelles. A tous ceux qui s’enthousiasment du big data, il serait intéressant déjà de faire le point avec ce qui est légitimement et éthiquement exploitable dans ces données que l'on collecte toujours plus. Là encore l’État devrait mettre en place des juridictions un peu plus actives et répressives pour faire du digital un lieu civilisé, où le bien et le mal existent et sont clairement désignés. 
Comme l'affirmait récemment un grand ponte du MIT, il y a un risque que notre société à force de remplacer les humains par des machines, crée une exclusion au lieu de créer des opportunités. A ce titre, il n'y a point d'étude, et pour cause, point de commanditaire, sur le nombre de personnes qui avaient internet et qui n'en ont plus, idem pour paypal, visa, les smartphones, les ordinateurs, les profils sociaux et autres signes extérieurs de e-richesse. Et quid des personnes qui avaient la télévision et qui ne l'ont plus ?

Consensus
Après le communisme, le capitalisme, son offre et sa demande, les contre-pouvoirs actuels des réseaux sociaux, tous relatifs qu'ils soient, créent les prémices de ce que j'appellerais une économie de consensus, chaque parti en présence, l'entreprise, le consommateur et l’État ayant tout intérêt à trouver un terrain d'entente. Car dans le cas contraire, les réseaux sociaux vont être un instrument de fracture sociale, de rejet, de défiance, d'instabilité et d'impossibilité de croissance durable.

Se positionner
Toute entreprise devrait se poser la question d'une nouvelle politique digitale, unifiant sa communication RP, RH, CRM, publicitaire et corporate, sans créer non plus une bulle spéculative atour de l'attente d'un miracle (à méditer le délirium de la convergence et les conséquences pour Vivendi il fut un temps). Il faut proposer quelque chose et s'y tenir. Il y a cette notion de nouveau positionnement, de mettre en avant des valeurs et un savoir-faire, si possible authentiques, car le discours léger a ses limites à l'époque de la spontanéité sociale. Chaque entreprise est unique et il n'y a pas d'obligation. Twitter ou Pinterest, sans parler de Facebook, ce ne sont que des options, quand Linkedin ou Viadéo semblent plus crédibles dans la logique professionnelle. Comme les compétences sont généralement réparties à différents échelons de l'organigramme et de manière transversale, il semble logique que l'entreprise distribue la prise de parole et l'implication digitale ou social media entre différentes spécialités et métiers, plutôt que d'instituer un community manager. Le PDG, la RH, tel ou tel chef de produit, tel responsable technique ou responsable R&D peuvent servir la prise de parole d'une société et montrer sa compétence comme son humanité. Des outils existent pour partager cette prise de responsabilité, planifier les éléments postés, et créer un processus de validation, pour que cette prise de parole ne soit pas trop désorganisée. Il faut valoriser les compétences transversales et créer une dynamique collective.

Mais au fait, qui fait quoi ?
Produire du digital requiert des spécialités qui ne changent pas radicalement. Elles s'affinent juste un peu plus même si on est loin d'une professionnalisation et d'une officialisation totale du secteur.
- Conseil en planning stratégique 
- Budgétisation et planification
- Etude de faisabilité
- Rédacteurs créatifs ou techniques, architectes de l'information
- Graphistes, ergonomes et webdesigner
- Producteurs de contenus rich media, vidéo, photo, son, story telling
- Intégrateur HTML, avec le HTML 5 et le responsive design qui montent en puissance pour cibler les tablettes et smartphones.
- Développeur et animateur Flash
- Développeur back office, le plus souvent PHP, parfois Python ou Ruby on Rails.
- Développeur spécialisé (facebook APIs, mobile natif)
- Ingénierie statistique
- Une gestion de projet à la fois très structurée mais agile, avec parfois plusieurs collaborateurs se partageant cette tâche, une plus dans le fonctionnel, l'autre plus dans le technique.
- Expertise juridique et réglementaire
- Ingénierie multilingue
- Une infrastructure de diffusion multi-device à haute disponibilité
Si vous ne retrouvez pas ces différentes compétences chez un prestataire ou une agence digitale, est-ce véritablement un bon partenaire ?
Plus globalement, il y a une tendance à la fusion de certaines spécialités. L'exemple le plus courant sont les graphistes deviennent développeurs ou plasticiens du digital. Cette fusion n'est pas seulement une économie financière, comme certains le verraient, mais une réelle plus-value car avoir un développeur et l’œil d'un graphiste dans une même ressource s'avère très précieux. Nombre d'entre vous se sentent capables de faire ou de participer aux missions décrites précédemment. La polyvalence est aussi un signe fort de notre temps. Dans cette même dynamique, plutôt que d'avoir des réunions et des mails sans fin dans un processus de production procédural, il est parfois plus judicieux de créer des ateliers pluridisciplinaires où la diversité des compétences et des sensibilités crée une vraie plus-value, par opposition à des services très cloisonnés.

La revanche des ingés
De mon point de vue, la filière la plus crédible pour chapeauter des projets digitaux et social media sont les ingénieurs média (ingémédia). Les fonctions de chef de projet sont trop souvent occupées par des commerciaux juniors issus de grandes écoles de commerce, qui n'ont pas de formation adaptée, ni sur le plan technique, ni sur la gestion de projet..., pourtant un vrai métier.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_de_projet 
De ce fait, la mauvaise gestion de projet est la source d'un gaspillage énorme de temps pour de multiples ressources et surtout le gaspillage de jeunes diplômés qui se voient cantonnés à des tâches ingrates au sortir d'une grande école.

Le community manager, petite starlette fourre-tout du buzz et du recrutement volage, que je préfère appeler porte-parole, webmestre ou modérateur, n'est pas un vrai métier. C'est une fonction que toute personne peut assurer dans un certain contexte. Un ingénieur, un juriste, un développeur, un énarque, un stagiaire. Il faudra parfois une immense culture générale, parfois parler 5 langues, ou avoir des talents d'entertainer, mais parfois juste poster un message par semaine pour célébrer tel ou tel jour férié ou annoncer un produit en promotion.

Authentique attitude
Pour conclure, dans le brouillard que j'évoquais, il faut plus que jamais savoir qui on est, par rapport à qui d'autre, et se positionner avec fermeté et cohérence, avoir une vraie identité digitale et sociale. Cette réflexion passe par les spécialistes du conseil, mais aussi en interne, en associant tous les acteurs contribuant à la valeur de l'entreprise. Si on pense au dispositif ou à l'état d'esprit, il ne faut pas hésiter à s'ancrer dans la vie réelle, l'observation sociale, créer des événements, revenir à la simplicité du partage, de l'émotion et du dialogue. Cela passera par le brand content, l'événementiel participatif, et une sélection de réseaux sociaux que vous saurez identifier comme pertinents. Idem pour votre communication interne ou encore votre manière d'accueillir de nouvelles recrues. 
Au final, plus votre postulat sera généreux dans les intentions, plus le feedback social sera positif et durable. Mais pour mettre un bémol à cette hystérie du digital, la conversation n'est pas toujours nécessaire, surtout si le contenu reste superficiel, presque jetable. Un bon produit, un bon service, un prix compétitif, cela se passe de commentaire parfois... et un ange passe.

mardi 26 février 2013

Pourquoi facebook est décevant ?

DSC_0449  

Pourquoi facebook est décevant pour l'utilisateur lambda, mais aussi les producteurs de contenu et développeurs ?
Selon ZDnet 61% d’utilisateurs américains de Facebook déclarent avoir déjà fait une coupure de plusieurs semaines avec le réseau social. Pas de rupture totale, mais une fatigue avec 27% prévoyant en 2013 de passer moins de temps sur Facebook (42% pour les 18/29 ans).

Je tente ici de décrypter plusieurs articles de la presse américaine et diverses expériences d'utilisateurs, tout en analysant méticuleusement ce réseau social avec mon œil d'ancien testeur de logiciels dans la presse informatique, mais aussi de professionnel de la production digitale, ayant réalisé plusieurs pages officielles de grands annonceurs.

On ne peut pas dire que l'ergonomie de facebook soit particulièrement efficace, avec des énormités comme l'accès à vos  vidéos dans un sous-dossier de vos photos, et ce même répertoire vidéo invisible à partir d'un iPhone. Un objet aussi simple qu'une vidéo est géré de la manière la plus lamentable possible, en pleine explosion de la génération youtube.

Le logiciel de discussion Chat de facebook est asynchrone et capricieux. Il fait son job mais ne correspond pas à une expérience inoubliable, si on fait abstraction de l'intégration de la vidéo conférence via Skype.

Malgré la fortune dont dispose facebook, il semble encore possible qu'un script vraisemblablement lié aux publicités puisse planter et bloquer votre navigateur, et que personne ne corrige ce bug pendant de longs mois. C'est incroyable vu les millions de personnes concernées de manière quotidienne.

Pour aller droit au but concernant la qualité médiocre de développement chez facebook, le bouton Partager, qui est tout de même au cœur du concept, est visiblement plein de bugs. En lisant une vidéo facebook, il n'est pas possible de la partager en insérant un texte, ou encore de modifier ce texte dans un autre contexte. Votre ordinateur va émettre un bip comme si le fait de partager était interdit !

Le bouton "like" est utilisé sans réelle approche qualitative, chacun ayant l'espoir secret de battre les records, un peu comme le nombre de vues sur youtube qui excite toutes les convoitises virales. La plupart des pages commerciales exigent de force un "like", ce qui ne fait que retirer le caractère spontané de cette fonctionnalité.
 
Le moteur de recherche facebook ne permet pas de retrouver ses propres données, ne serait-ce par leur titre (une note, une vidéo etc). Quand on est à la tête d'un gros volume de contenu, l'administration, la suppression ou la réorganisation de ces données est une corvée infernale.

Les publicités se font de plus en plus présentes, intrusives dans le fil d'actualité et vulgaires. Pourquoi devrait-on "choper une couguar", "devenir un cartoon" quand on a un profil neutre, et pourquoi ce type de pub très basique se mélange avec des annonceurs premium comme Renault ou Samsung.

Il y a aussi ces invitations incessantes à des événements à l'autre bout du monde ou à des applications inutiles, qui mériteraient des fonctions interdisant la notion d'invitation, quand on a la profonde envie de ne pas être dérangé.

Les développeurs de facebook se droguent-ils ? Il y a un mécanisme tellement surréaliste que je pose la question au premier degré. Et c'est un cas d'école comme gaffe en terme de relation client : 
- étape 1 : facebook vous suggère des amis
- étape 2 : vous ajoutez ces amis à la suggestion de facebook
- étape 3 : facebook vous considère comme spammeur et vous sermone
- étape 4 : vous êtes privé d'amis pendant n jours.

Comment peut-on permettre à des amis de vous inscrire à un groupe contre votre gré ? Si jamais ce groupe a un contenu discutable, et que vous ne vous en rendez même pas compte, vous êtes associé, avec votre e-reputation, à quelque chose de préjudiciable.

Concernant la bénéfice apporté par les applications facebook, on ne constate pas de grosse révolution. La futilité et le ludique l'emportent largement. Il n'y a pas d'application de co-voiturage ou encore d'application liée à la recherche d'emploi, au recyclage, à la réduction carbone, ou à l'économie locale. Ce qui indirectement signifie que facebook est loin de la réalité et du quotidien de ses utilisateurs.

Il y a aussi ces changements de règles incessants qui recèlent à chaque fois des clauses abusives pour la législation locale, une atteinte à la vie privée ou tout simplement une violation évidente de la propriété intellectuelle. Dans sa relation client, facebook commence à trainer des casseroles de plus en plus grosses.

Du point de vue des développeurs, facebook a expérimenté un langage propre, qui en fin de compte semble à l'abandon. La plupart des projets facebook consistent à créer une iframe intégrant un site externe et utilisant quelques interfaces standard (API) pour s'intégrer au réseau social. Facebook impose des changements de règles et de méthodologie de manière unilatérale, si bien que les développeurs ont à peine le temps de décliner leur savoir faire en applications qu'elle sont à mettre jour ou bien à recommencer.

Facebook souffrirait selon moi d'un syndrome bien connu chez les startups. Le syndrome de l'enfant gâté. Il y a ce sentiment d'être le roi du pétrole et de ne pas avoir la pression pour améliorer la qualité vu que l'argent coule à flot, un argent qui vient aussi du peuple Américain, vu les étonnants avantages fiscaux dont cette firme a bénéficié.

La seule pression que l'on perçoit c'est de générer des revenus, avec une montée en puissance de la pub, mais une pub très cheap. Graph search, cette recherche visuelle et intuitive que l'on tente de nous vendre, va faire de facebook un annuaire commerciale de restaurants et de boutiques, avant même d'avoir créé une dynamique ou rendu un service dans votre propre réseau.

Facebook n'est pas un réseau pour tout public et encore moins un réseau familial, c'est à dire pour enfants. Je n'ai pas de légitimité pour débattre si les pré-adolescents ou adolescents y ont leur place, mais facebook est au dessus des lois, et en particulier des lois françaises. Quelque soit le problème pouvant frapper un utilisateur en situation de faiblesse, porter atteinte à son droit à l'image, à sa vie privée ou à sa e-reputation, facebook va se dédouaner et coopérer avec mollesse et lenteur, comme le fait Google par ailleurs. Donc quand facebook communique des images de jeune couple avec enfants rassemblés devant facebook, c'est à double tranchant.

La vie est faite d'aiguillages. A un moment facebook avait ce coté minimaliste, générique, passe partout pour rassembler un cercle d'amis, de collège, rapprocher les gens distants, et même rapprocher les peuples en facilitant le partage. Facebook avait aussi la possibilité d'être un nouveau système d'exploitation en ligne, pour des applications utiles, à titre personnel ou professionnel.
Mais à force d'erreurs et de négligences, facebook est en train de perdre son charisme, comme si son introduction en bourse était un nouveau pacte avec le diable du business. Et que ce soit en tant qu'utilisateur, producteur de contenus, ou spécialise du social media, le potentiel qualitatif de ce réseau devient incertain. Et s'il y a eu un engouement de masse pour facebook, il se peut qu'il y ait une lassitude de masse.

Enfin, du point de vue strictement social, facebook pose une question. Quelle est la conversation possible sur ce réseau ? Au delà d'une blague, d'un message narcissique, d'une humeur, d'une indignation x ou y, quelle conversation allez vous entretenir sur ce réseau ? Et en quoi cette conversation est unique, c'est à dire, uniquement possible sur facebook ? Un étude a montré que si la conversation existe dans facebook, elle est courte et superficielle la plupart du temps.




dimanche 24 février 2013

Comment Squarespace révolutionne le web


Squarespace, made in NY.

Squarespace est un concept unique pour créer un site internet, une communauté ou une boutique. Développé à NY par une team enthousiaste et radicale dans l'approche qualité, cet outil monte en puissance, avec 1,8 millions de sites en ligne. Cela fait plusieurs années que je connais cette solution de type SaaS (Software as a service). Dès le début, j'avais le sentiment qu'il s'agissait d'un concept révolutionnaire. Et ce concept tient plus que jamais la route.

Pourquoi ?
A titre professionnel ou personnel, j'ai été constamment amené à rechercher des plateformes de blog, en marque blanche ou non. La plupart étaient hors de prix ou absolument pas sécurisées, ou demandaient un tel effort de customisation que tout projet de blog participatif ou de communauté autour d'une marque semblait laborieux. Quand j'entends que Wordpress est facile à installer, j'ai tendance à devenir pâle. Et ne parlons pas de la maintenance, de la sécurité ou de rendre un site Wordpress agréable. Squarespace a au bas mot 20 ans d'avance sur ce type de plateforme.

La puissance de Squarespace est d'abord son agressivité économique. Pour 10 US dollars par mois, vous avez :
- 20 Pages, Galleries et Blogs
- 500 Go de bande passante
- 2 Go de stockage
- 2 utilisateurs possibles
- Site compatible mobile
- Prise en charge du domaine
- 24/7 Support technique

Cela parait tout simple et par forcément brillant, mais avec Squarespace, vous n'avez plus qu'un seul guichet pour tout gérer, de A à Z, dans un environnement intuitif et user friendly. Et tout ce qui est généré, est impeccablement indexé et codé, ce qui est loin d'être gagné en recourant à des professionnels.  Squarespace se charge des bonnes pratiques, de l'exploit technique, et laisse à son utilisateur la partie contenu et conception.

 Une génération de code multi-devices

Ensuite, vient le coeur de métier de ce fabuleux outil. Du point de vue du créateur de site, la création d'une arborescence, l'ajout de fonctionnalités sociales, l'intégration de contenus texte, image ou de données externe se fait sans la moindre programmation. Même si le code HTML et les CSS sont accessible et modifiable à tout moment par un intégrateur ou un développeur, il n'y a aucun besoin d'y toucher, car tout se fait par drag and drop, de manière intuitive. Idem pour l'ajout d'un lot d'images, il est possible d'uploader des dizaines de fichiers dans un seul zip.

Edition en temps réel et Wysiwyg des styles.

La partie la plus impressionnante est la modification de la maquette Wysiwyg en temps réel, grâce à un ingénieux système vous présentant le résultat immédiat d'une nouvelle police de caractère, d'une couleur, d'une dimension, etc. Cette manière de travailler permet aux directeurs artistiques de caler une maquette directement dans le site, ou au spécialiste de l'intégration de travailler aussi bien en mode visuel qu'en codage pur et dur. Voilà pour les basiques.

Squarespace permet de développer des formulaires sophistiqués, et dans son package le plus avancé (30 dollards par mois) contient une fonctionnalité e-commerce, avec toutes les fonctionnalités pour monter une communauté (gestion adhésion, modération etc). Les metrics sont gérées avec brio, et les représentations graphiques sont sublimes pour analyser la vie du site web. Deux points clés pour terminer le tour rapide, Squarespace a un support qui répond rapidement par mail (en Anglais certes) et a une approche sécurité/antispam/niveau de service hyper rassurante.

Parties administration et statistiques ultra-puissantes.

Alors je me demande ce que va devenir l'approche classique du web business... pour 30 dollars par mois, avoir autant de puissance et de simplicité, ça risque de faire grincer des dents les prestataires habituels. Car ce n'est pas seulement tirer les prix au plus bas, c'est l'avance technologique de Squarespace et son adéquation parfaite avec un besoin de produire du contenu web sans perdre de temps sur des aspects techniques à faible valeur ajoutée.  A l'époque du brand content, du conversationnel, et de la nécessité d'être multidevice, Squarespace peut faire son trou.

Le seul point qui pourrait marquer une nouvelle étape dans le développement international de Squarespace, est la disponibilité de l'outil dans différences langues. L'outil de création et d'administration est actuellement en Anglais, idem pour support, même si on peut aisément implémenter des sites multilingues et gérer tout type de caractère. Ces petites lacunes sont encore un frein pour son acceptation dans toutes les sphères.

samedi 23 février 2013

Les 10 tendances clés d’une expérience digitale réussie

DSC_0041

-       authenticité du discours et du concept 
-       lien fort avec la réalité vécue
-       incitation à la créativité personnelle et au retour d’expérience
-       incitation à des pratiques responsables et citoyennes
-       incitation au jeu
-       incitation à la conversation
-       association à un changement de société
-       mise à disposition d’une plateforme d’échange thématique
-       faciliter les mises en relations
-       mettre en commun les connaissances

Les 30 erreurs à éviter dans une production digitale

DSC_0009
  1. Ne pas avoir de réflexion stratégique 
  2. Ne pas avoir de création originale, à la faisabilité vérifiée
  3. Commencer le projet avec une semi validation de la part du client
  4. Ne pas prévoir les temps de validation
  5. Ne pas établir un planning réaliste
  6. Ne pas mettre à jour le planning
  7. Ne pas faire de compte-rendu de réunions
  8. Ne pas faire de story boards détaillés
  9. Ne pas créer une maquette adaptée aux devices
  10. Ne pas décliner toutes les étapes de l’interface
  11. Ne pas déterminer avec précisions les effets ergonomiques
  12. Négliger les contenus textes de l’interface
  13. Changer la création ou le fonctionnel en cours de développement
  14. Demander des métrics au dernier moment
  15. Confier trop de contenus à des plateformes externes
  16. Changer les dates clés sans consulter toutes les compétences.
  17. Ne pas tester toutes les étapes et la bonne réception d’emails
  18. Ne pas créer une validation ultime client/créatif/technique
  19. Rompre le processus de communication projet
  20. Malmener les ressources impliquées en production
  21. Négliger le juridique et le réglementaire
  22. Négliger les pages 404 ou le dispositif de secours 
  23. Négliger la sécurité et la capacité de montée en charge
  24. Ne pas tester la réalisation auprès d'utilisateurs  
  25. Négliger le SEO et l'architecture des contenus
  26. Négliger la promotion et les RP
  27. Ne pas documenter le code et le guide d’administration
  28. Confier le community management à une personne trop junior
  29. Ne pas débriefer des projets 
  30. Ne pas apprendre de ses erreurs