Les développeurs sont souvent mal compris ou méprisés en dehors de leur propre sphère. Les DRH ne savent pas quoi en faire ou comment les évaluer. Le middle management fait ce qu'il peut, le directeur technique ou le chef de projet technique étant leurs seuls alliés théoriques, face à d'autres interlocuteurs opérationnels plus antipathiques. C'est d'autant plus dommage que la plupart des opérations digitales ou social média nécessitent un concept créatif puissant, mais aussi un exploit technique et donc une association en amont des experts, pour obtenir une réelle innovation.
Mais qui sont-ils ? Chaque langage de programmation détermine des ethnies et des sensibilités particulières. Mais je parlerai ici des tribus Flash, PHP, Javascript et HTML 5. Une chose est sûre. Ils sont des intellectuels silencieux, certes, mais aussi des créatures allergiques à l'absurde, chose qui arrive aux meilleurs d'entre nous.
Alors, tentons de définir qui est ce développeur par les choses qu'il déteste :
- on lui parle de choses qui ne le concernent
pas en réunion
- on lui demande d'expliquer les basiques du digital
- on refuse de l’écouter sur son expertise au moment de la conception
- on ne lui communique pas les caractéristiques de l'hébergeur
- on lui donne des ordres contradictoires de sources diverses
- on lui donne un brief incomplet
- on le déconcentre par des questions
incessantes en plein rush
- on lui demande de compenser une lacune
créative
- on lui demande de faire de l'intégration ou du web design
- on ne lui donne aucune spécification technique détaillée
- on modifie les fonctionnalités et la création en pleine production
- on modifie son code ou on lui demande de modifier le code d'un autre
- on spécule sur sa disponibilité 24/7 sans reconnaissance ou compensation
- on le laisse seul face à une urgence
- on ne l’associe jamais au succès d’une
opération
- on avance le planning de plusieurs jours sans lui dire
- on lui demande de retoucher un vieux projet sans historique ou documentation
- on lui confie des prestataires offshore médiocres en le laissant tout corriger
- on le laisse seul responsable des tests et de la recette
- on ne l’envoie jamais en formation ou dans une conférence intéressante



